Clash de la semaine : Sara Forestier VS Keira Knightley
Le clash de la semaine oppose Keira Knightley, à l'affiche de Never Let me Go, et Sara Forestier, récemment Césarisé pour sa prestation mémorable dans Le nom des gens. Et c'est parti...

SES DEBUTS... Née le 26 mars 1985 dans la banlieue de Richmond, Keira Christina Knightley est la fille cadette de l'ancienne actrice Sharman MacDonald, désormais dramaturge estimée, et de l'acteur de télévision et de théâtre Will Knightley. Elle grandit à Teddington dans le sud-ouest de Londres, ville où elle poursuivra une scolarité normale jusqu'à l'âge de 17 ans, en dépit de quelques problèmes de dyslexie et surtout de ses débuts de comédienne auxquels la prédispose son pedigree. Elle décroche en effet son premier contrat dès l'âge de 7 ans, dans le téléfilm A Royal Celebration de Ferdinand Fairfax, où elle fait une courte apparition dans le rôle d'une petite fille aux côtés de Minnie Driver, Caroline Goodall et Rupert Graves. Elle réitère l'expérience dès l'année suivante, pour le cinéma cette fois, avec A Village Affair de Moira Armstrong, où l'on retrouve les comédiens Kerry Fox et Jeremy Northam. Il s'agit là de son premier vrai rôle, bien qu'il ne soit assurément pas le plus marquant. S'ensuivront divers petits rôles à la télévision : dans un épisode de la série TV The Bill ainsi que dans les téléfilmsTreasure Seekers (1996) de Juliet May et Coming Home (1998) de Giles Foster.
LE FILM OU ELLE DEVINT STAR... Le coup d'envoi de la carrière de Keira Knightley est véritablement donné avec sa courte apparition dans Star Wars : La menace fantôme de George Lucas : elle y incarne Sabé, la servante et doublure de Padmé (Natalie Portman). Une apparition brève mais plus mémorable que les précédentes - la visibilité du film y est pour beaucoup -, qui lui vaut d'être remarquée par la presse en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. L'aura du film lui permet surtout d'enchaîner dès 1999 avec des rôles plus substantiels. C'est le cas avec la mini-série Oliver Twist de Renny Rye, adapté du roman de Charles Dickens et où elle interprète Rose Fleming, et plus encore avec le téléfilm La Princesse des Voleurs (Princess of Thieves) réalisé en 2001 par Peter Hewitt (Garfield) qui la propulse au premier plan. Dans cette production Disney, elle incarne une pétillante Gwyn qui reprend le rôle de son père Robin des Bois après que celui-ci a été capturé par le Prince John.
SON FILM CULTE... The Hole qui lui offre l'opportunité de rester davantage dans les mémoires. A la croisée du teenage movie, du drame psychologique et du film d'horreur, ce film sordide voire traumatisant donne l'occasion à Keira Knightley de livrer une prestation tout en ambiguïté, tour à tour peste insupportable et victime touchante, aux côtés de ses non moins brillants partenaires Thora Birch et Desmond Harrington.
LES ATOUTS DE SES INCONVENIENTS... Comment devenir en l'espace de 6 ans l'égérie de coco Channel et avoir son nom sur toutes les lèvres dès que l'une de vos œuvres sort sur les écrans ? On ne sait s'il existe une solution miracle mais Keira Knightley semble en tout cas l'avoir trouvée. Révélée grâce une sympathique comédie venant de son Angleterre natale, Keira, avec un accent charmeur et un sourire qui fait fondre les boys par kilos, s'est rapidement taillée la part du lion sur la scène internationale. De Tony Scott à Disney, du film fantastique à l'adaptation de classique, la belle excelle dans tout, parfois à son désavantage.
SON FILM MALADE... Domino, qu'elle tourne en 2005 sous la direction de Tony Scott, ne rencontre pas le succès escompté au moment de sa sortie (seulement 10,1 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis et 20,4 m$ dans le monde, pour un budget de 50 millions de dollars !). La jeune star avait pourtant investi toute son énergie dans ce rôle inspiré de la vie de Domino Harvey, ex-mannequin devenue chasseuse de primes. La nouvelle aura qu'elle vient d'acquérir lui assure incontestablement des lendemains qui chantent.
BON A SAVOIR... Plus jeune, Keira Knightley était dyslexique. Elle a dû porter des lunettes spéciales pour pouvoir lire et a pris des cours d'élocution au début de sa carrière. Sinon, durant le tournage du Roi Arthur, Keira Knightley a entrepris un petit voyage en Angleterre afin de postuler pour le nouveau film du réalisateur John Maybury : The Jacket. Elle obtient le rôle non sans peine, le producteur qui souhaitait au départ recruter une inconnue s'étant finalement laissé convaincre par ses essais.
LE TRUC QUI SERT A RIEN... La Royal National Insitute for the Blind a élu Keira Knightley voix la plus sexy, juste derrière Sean Connery.
ELLE A DIT... « Je me souviens avoir détesté cette idée d'être une privilégiée mais de ne pas en voir la couleur... J'ai beaucoup travaillé entre 16 et 22 ans et je n'ai pas pris de vacances. »

SES DEBUTS... C'est en décidant à l'âge de treize ans d'accompagner une amie pour une audition que Sara Forestier fait son entrée dans le monde du spectacle.
LE FILM OU ELLE DEVINT STAR... Au cinéma, elle fait des débuts sur les chapeaux de roue en incarnant Lydia dans L' Esquive d'Abdellatif Kechiche, gros succès critique et public qui lui vaut le César du Meilleur espoir féminin en 2005.
SON FILM CULTE... L'esquive donc. « Ce film marque ma rencontre avec Abdel Kéchiche qui est pour moi le plus grand directeur d'acteur au monde. Un travail acharné: deux mois de répétitions, une centaines de prises pour chaque scènes... durant tout ce tournage je n'ai cessée d'être traversée par le sentiment de créativité que je façonnais au fur et à mesure de mon exigence et de celle d'Abdel qui était mon pygmalion.Tout simplement ma naissance en tant qu'actrice. »
LES ATOUTS DE SES INCONVENIENTS... Une tendance à balancer tout haut ce qui lui passe par la tête. Une tendance pseudo-racaille du 16ème qui peut fatiguer.
SON FILM MALADE... Le Parfum : histoire d'un meurtrier de Tom Tykwer. Elle dira : « C'est son premier film en anglais, avec un réalisateur allemand et des acteurs américains (Dustin Hoffman etc.) et européen (Ben Wishaw etc.). J'avais adoré "Cours Lola Cours" le précédent film du réalisateur. J'aime jouer dans des langues étrangères. »
BON A SAVOIR... Elle a réalisé trois courts métrages intitulés : Ça se voit direct, Un de toi et T MOI.
LE TRUC QUI SERT A RIEN... Plusieurs marques de lingerie, parmi lesquelles Prince Tam-Tam ou Fifi Chachnill, seraient intéressés par Sara depuis qu'elle a parlé de sa petite culotte porte-bonheur à la dernière cérémonie des Césars.
ELLE A DIT... « La nudité ne m'intéresse pas beaucoup au cinéma en général. Mais là, dans Le nom des gens, c'était différent, car c'est la situation - mon personnage nu dans la rue - qui fait tout l'intérêt de la scène, et non pas la nudité en elle même. »










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